Ryoji Ito, chef du bureau de NHK Paris, journaliste passionné.

Img_3563_1Ryoji Ito, 39 ans, chef du bureau de la NHK (chaîne audiovisuelle publique japonaise Nippon Hoso Kyokai) à Paris depuis 2005, exerce depuis 18 ans son métier de journaliste avec autant de curiosité et de passion qu'au premier jour.
Le virus de l'étranger, il l'a attrapé dès l'âge de 6 ans, lorsqu'il est venu habiter en France pendant 4 ans. Restait à contracter celui du journalisme. Ce fût son père, grand reporter à Kyôdô, qui se chargea de le lui transmettre.
Portrait d'un Japonais pas comme les autres, parfaitement trilingue anglais, français, coréen, éternel amoureux de l'Empire du Matin Calme.

RM"Parlez-nous de votre enfance à Paris...
RI: "Comme à l'époque (début des années 1970) il n'y avait pas d'école japonaise, je suivais le cursus français et tous les samedis j'allais dans une sorte de "juku" (école préparatoire) avec d'autres enfants japonais pour apprendre les kanji et ma langue maternelle. En plus de cela, mon père m'obligeait à écrire un journal pour ne pas oublier les acquis. Lorsque je suis rentré au Japon, je ne pouvais presque pas communiquer avec les enfants de mon âge. Avec mon frère on se parlait en français !"

   

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Philippe Picquier fête ses 20 ans !

News2_1138977121_1 Les éditions Philippe Picquier sont aux amoureux de l'Asie et de l'Orient extrême ce que le guide Lonely Planet est aux afficionados du voyage: une référence incontournable en matière de littérature indienne, chinoise, japonaise, vietnamienne ou thaïlandaise.
Créée il y a tout juste 20 ans par Philippe Picquier lui-même, érudit amoureux de l'Asie et homme d'aventure, la maison d'édition éponyme n'en finit pas de s'enrichir et d'élargir sa gamme d'ouvrages: essais         (sociologie, histoire, politique), romans policiers, livres d'art, bande-dessinée, livres de poche, collection jeunesse et désormais mangas, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs dont le dénominateur commun est de s'intéresser à ce qui se passe à l'Est.

Quinquagénaire "genki" et débordé, Philippe Picquier a eu la gentillesse de m'accorder une interview exclusive lors de notre rencontre au Salon du Livre de Paris en mars dernier.Img_3393_1

RM:Comment est née votre maison d'édition?

PP: "La naissance des Éditions Picquier coïncide avec le début du boom de la littérature étrangère en France, phénomène qui a permis l'émergence d'un nouveau lectorat issu des grandes maisons d'édition (Actes Sud, Rivages etc..), parallèlement à ma curiosité d'esprit pour l'Asie et à ma soif d'aventure intellectuelle.
En me basant sur le postulat selon lequel "c'est l'offre qui crée la demande", j'ai voulu faire bénéficier le lectorat français de mes rencontres avec des auteurs et des traducteurs asiatiques.
Ensuite j'ai poursuivi un travail pédagogique et de réflexion par rapport au métier d'éditeur, à ses exigences, à l'existence d'un marché potentiel.

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Conférence Muriel Jolivet

Murieljoliveteurasiam Sociologue française basée au Japon depuis plus de 30 ans, chercheure-enseignante à l'université de Sophia (Tokyo), Muriel Jolivet a fait l'honneur aux étudiants d'Eurasiam de venir leur parler le mois dernier de ses thèmes de prédilection, à savoir: les rapports hommes-femmes, les jeunes, la mode et la "plasticité du corps féminin".

Auteure de nombreux ouvrages sur la société japonaise, dont "Japon, un pays en mal d'enfants" (éditions La découverte, 1992) et "Homo Japonicus" (éditions Philippe Picquier, 2002), Muriel Jolivet a présenté aux étudiants le dernier essai dont tout le monde parle au Japon: "Karyû shakai" ("Une société à la mobilité descendante"), best-seller écrit par Atsushi Miura, chercheur et essayiste, spécialiste de la société de consommation.433403321009lzzzzzzz_1

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Le « Japan cool » inonde la planète

Gits1 Mangas, japanimation, J-Pop, sushis: longtemps réservée à un petit groupe d'initiés, la culture populaire de masse japonaise fait désormais partie de notre quotidien et constitue une véritable "soft power" (puissance douce) pour le gouvernement nippon, génératrice de revenus colossaux et pierre angulaire d'une stratégie du "contents" basée sur le développement de la propriété intellectuelle et la création de contenu.
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Selon un rapport du ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti), le marché global du contenu 2004, considéré comme une "industrie leader" était estimé à 13.300 mds de yens (96 M euros), dont:

    - 567 mds de yens pour EDITION/PRESSE (Papier)
    - 473 mds de yens pour IMAGE (DVD,TV)
    - 107 mds de yens pour JEUX VIDEO

Le Meti ambitionne d'atteindre 17.000 mds yens en 2010, grâce notamment au développement du broadband, du cinéma digital et des TIC.


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La France enfante, le Japon se dépeuple

Alors que la France connaît depuis quelques années un boom des naissances (2ème taux de fécondité européen derrière l’Irlande avec 1,94 enfant par femme en 2005), le Japon est confronté pour sa part à une dénatalité extrême ou chôshôshika 超少子化 (Taux de fécondité global inférieur à 1, 3 enfants par femme) directement responsable du phénomène de décroissement naturel observé l’année dernière avec un an d’avance sur les prévisions.
En effet, selon les dernières statistiques officielles, le nombre de naissances au Japon en 2005 (1.067.000) a été inférieur au nombre de décès (1.070.000) recensés pour un total de 128 millions d’habitants.
A contrario, la France a connu pour la même année un accroissement naturel de
270.000 personnes grâce à une augmentation significative du nombre de ses naissances (807.400) qui se rapproche du niveau historique de l’an 2000 (808.200), et qui lui permet de totaliser 62,9 millions d’habitants au premier janvier 2006, un record.
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Après les "freeters", les "Neet"

Contraction de l'anglais FREELANCE et de l'allemand ARBEITER, le terme Freeter
(フリーター) désigne les jeunes de 15 à 34 ans ayant un travail irrégulier, à temps partiel ou un travail temporaire (intérim).
Apparu dans un magazine publicitaire japonais à la fin des années 80, le terme est devenu très populaire dans les années 90, crise économique et restructurations industrielles oblige. Les freeters ont été officiellement recensés pour la première fois en 2000 par le Ministère du Travail. De 500 000 en 1982, ils étaient 2.130.000 en 2004 (source: White Paper on Labor & employement).
Actuellement, 1 jeune sur 9 est un freeter.
Toutefois si les années 90 ont été les années « Freeters » et du travail à temps partiel des jeunes, les années 2000 sont celles des « NEET  », phénomène de société qui fait la Une des médias au Japon depuis 2004.
Qu'est-ce que les NEET ?
Contraction du terme anglais Not in Education, Employment nor Training (NEET), cette expression désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi (contrairement aux Freeters).
Ils seraient 847.000 en 2004 et représenteraient 2,5% des 34 Millions de jeunes entre 15 et 34 ans.
Dans son dernier ouvrage intitulé "ニート。フリーターではなく失業者でもない", et paru en 2005, le chercheur Yuji Genda insiste sur le fait que les NEET ne sont ni des freeters, ni des jeunes au chômage mais des "adulescents" déboussolés, en manque de repères, dont le refus ou l'incapacité de travailler sont une forme de rébellion contre une société élitiste et ultra compétitive.

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Shôjin ryôri (精進料理), la cuisine des moines bouddhistes (paru dans Wasabi N°2)

Basée sur le précept bouddhique selon lequel il est interdit de tuer des créatures vivantes, la shôjin ryôri est une cuisine végétarienne introduite au Japon au 6e siècle en même temps que le bouddhisme. Elle est à la fois très esthétique et excellente pour la santé.
Du terme bouddhique « shôjin », signifiant la purification en vue de l'illumination divine, cette cuisine fait du riz, des légumes de saison, des plantes des montagnes, des algues, du soja et de ses composés à base de tofu, ses aliments de base. A l'exception des herbes et épices issus de la famille des liliacées comme l'aïl, l'oignon, la ciboulette ou encore l'échalotte dont le goût trop prononcé est contraire aux principes ascétiques du bouddhisme.
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Hotel Junkies Club (paru dans BIBA mars 2005)

Ces Japonaises accros à la vie de palace.....en SOLO !!
Dingues des hotels de luxe, elles claquent tout leur salaire pour y dormir de temps en temps et savourer le simple plaisir de se retrouver seules ou entre copines.

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Bientôt 19 heures. Aiko se hâte. Pas question d'arriver en retard à la réunion de son club: les "Hotel Junkies". Un groupe qui rassemble des addicts d'un genre particulier: 350 femmes (et 150 hommes) pas spécialement riches ni jet-setters, mais tout simplement accros aux 5 étoiles et qui pour y passer une nuit de temps en temps économisent sur tout (vêtements, sorties ou repas).....
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