Alors que la France connaît depuis quelques années un boom des naissances (2ème taux de fécondité européen derrière l’Irlande avec 1,94 enfant par femme en 2005), le Japon est confronté pour sa part à une dénatalité extrême ou chôshôshika 超少子化 (Taux de fécondité global inférieur à 1, 3 enfants par femme) directement responsable du phénomène de décroissement naturel observé l’année dernière avec un an d’avance sur les prévisions.
En effet, selon les dernières statistiques officielles, le nombre de naissances au Japon en 2005 (1.067.000) a été inférieur au nombre de décès (1.070.000) recensés pour un total de 128 millions d’habitants.
A contrario, la France a connu pour la même année un accroissement naturel de
270.000 personnes grâce à une augmentation significative du nombre de ses naissances (807.400) qui se rapproche du niveau historique de l’an 2000 (808.200), et qui lui permet de totaliser 62,9 millions d’habitants au premier janvier 2006, un record.

