Ryoji Ito, 39 ans, chef du bureau de la NHK (chaîne audiovisuelle publique japonaise Nippon Hoso Kyokai) à Paris depuis 2005, exerce depuis 18 ans son métier de journaliste avec autant de curiosité et de passion qu'au premier jour.
Le virus de l'étranger, il l'a attrapé dès l'âge de 6 ans, lorsqu'il est venu habiter en France pendant 4 ans. Restait à contracter celui du journalisme. Ce fût son père, grand reporter à Kyôdô, qui se chargea de le lui transmettre.
Portrait d'un Japonais pas comme les autres, parfaitement trilingue anglais, français, coréen, éternel amoureux de l'Empire du Matin Calme.
RM"Parlez-nous de votre enfance à Paris...
RI: "Comme à l'époque (début des années 1970) il n'y avait pas d'école japonaise, je suivais le cursus français et tous les samedis j'allais dans une sorte de "juku" (école préparatoire) avec d'autres enfants japonais pour apprendre les kanji et ma langue maternelle. En plus de cela, mon père m'obligeait à écrire un journal pour ne pas oublier les acquis. Lorsque je suis rentré au Japon, je ne pouvais presque pas communiquer avec les enfants de mon âge. Avec mon frère on se parlait en français !"
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Mangas, japanimation, J-Pop, sushis: longtemps réservée à un petit groupe d'initiés, la culture populaire de masse japonaise fait désormais partie de notre quotidien et constitue une véritable "soft power" (puissance douce) pour le gouvernement nippon, génératrice de revenus colossaux et pierre angulaire d'une stratégie du "contents" basée sur le développement de la propriété intellectuelle et la création de contenu.
Selon un rapport du ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti), le marché global du contenu 2004, considéré comme une "industrie leader" était estimé à 13.300 mds de yens (96 M euros), dont:
- 567 mds de yens pour EDITION/PRESSE (Papier)
- 473 mds de yens pour IMAGE (DVD,TV)
- 107 mds de yens pour JEUX VIDEO
Le Meti ambitionne d'atteindre 17.000 mds yens en 2010, grâce notamment au développement du broadband, du cinéma digital et des TIC.
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Alors que la France connaît depuis quelques années un boom des naissances (2ème taux de fécondité européen derrière l’Irlande avec 1,94 enfant par femme en 2005), le Japon est confronté pour sa part à une dénatalité extrême ou chôshôshika 超少子化 (Taux de fécondité global inférieur à 1, 3 enfants par femme) directement responsable du phénomène de décroissement naturel observé l’année dernière avec un an d’avance sur les prévisions.
En effet, selon les dernières statistiques officielles, le nombre de naissances au Japon en 2005 (1.067.000) a été inférieur au nombre de décès (1.070.000) recensés pour un total de 128 millions d’habitants.
A contrario, la France a connu pour la même année un accroissement naturel de
270.000 personnes grâce à une augmentation significative du nombre de ses naissances (807.400) qui se rapproche du niveau historique de l’an 2000 (808.200), et qui lui permet de totaliser 62,9 millions d’habitants au premier janvier 2006, un record.

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Contraction de l'anglais FREELANCE et de l'allemand ARBEITER, le terme Freeter
(フリーター) désigne les jeunes de 15 à 34 ans ayant un travail irrégulier, à temps partiel ou un travail temporaire (intérim).
Apparu dans un magazine publicitaire japonais à la fin des années 80, le terme est devenu très populaire dans les années 90, crise économique et restructurations industrielles oblige. Les freeters ont été officiellement recensés pour la première fois en 2000 par le Ministère du Travail. De 500 000 en 1982, ils étaient 2.130.000 en 2004 (source: White Paper on Labor & employement).
Actuellement, 1 jeune sur 9 est un freeter.
Toutefois si les années 90 ont été les années « Freeters » et du travail à temps partiel des jeunes, les années 2000 sont celles des « NEET », phénomène de société qui fait la Une des médias au Japon depuis 2004.
Qu'est-ce que les NEET ?
Contraction du terme anglais Not in Education, Employment nor Training (NEET), cette expression désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne
travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi (contrairement aux
Freeters).
Ils seraient 847.000 en 2004 et représenteraient 2,5% des 34 Millions de jeunes entre 15 et 34 ans.
Dans son dernier ouvrage intitulé "ニート。フリーターではなく失業者でもない", et paru en 2005, le chercheur Yuji Genda insiste sur le fait que les NEET ne sont ni des freeters, ni des jeunes au chômage mais des "adulescents" déboussolés, en manque de repères, dont le refus ou l'incapacité de travailler sont une forme de rébellion contre une société élitiste et ultra compétitive.
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Ces Japonaises accros à la vie de palace.....en SOLO !!
Dingues des hotels de luxe, elles claquent tout leur salaire pour y dormir de temps en temps et savourer le simple plaisir de se retrouver seules ou entre copines.

Bientôt 19 heures. Aiko se hâte. Pas question d'arriver en retard à la réunion de son club: les "Hotel Junkies". Un groupe qui rassemble des addicts d'un genre particulier: 350 femmes (et 150 hommes) pas spécialement riches ni jet-setters, mais tout simplement accros aux 5 étoiles et qui pour y passer une nuit de temps en temps économisent sur tout (vêtements, sorties ou repas).....
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